Pendant des décennies, le récit collectif qui unissait un peuple à son territoire, à ses institutions et à ses valeurs, ce qu’on appelait le roman national, s’est transmis par l’école, la littérature, les cérémonies et les grands récits héroïques. Mais ce récit s’est effiloché. Dans une société en perte de repères symboliques, marquée par la







