Raconteur d'histoires

En Français dans le Texte

Raconteur d’histoires

Quels sont mes objectifs professionnels ? La réponse est simple : raconter des histoires. Scénariste, écrivain, conteur, que sais-je ? Appelez ça comme vous voulez, mon but dans la vie, c’est de devenir un raconteur d’histoires professionnel.

Touche à tout de la BD

Et ce blog, « En Français dans le Texte », doit m’aider à réaliser cet objectif. Sinon, c’est juste une perte de temps. De la branlette.

Techniquement, je bosse dans le milieu de la bande dessinée depuis un bout de temps, maintenant. J’ai écrit mes premières BD en fanzinat dès 1998 à l’époque de Climax Comics et je suis devenu traducteur de comic books américains pour Semic en 2001. Ensuite, au sein du studio MAKMA, je suis intervenu sur des dizaines de projets BD, édités ou non, des deux côtés de l’Atlantique. J’ai supervisé du dessin, de la colorisation, du lettrage, de la création de logo… Bref, j’ai touché à tout.

L’avis des professionnels

Après ce tour d’horizon, j’ai décidé de me consacrer davantage à mes histoires. Il ne s’agit pas forcément de passer plus de temps sur mes scripts. Il s’agit d’écrire mieux. De développer et d’appliquer de meilleures pratiques. D’écouter les bons conseils.

Et pour avoir de bons tuyaux, le mieux est de demander à ceux qui savent. Je vais donc inaugurer une série d’entretiens avec différents auteurs, scénaristes, dessinateurs, éditeurs de BD en tous genres avec en point de mire un seul objectif : rassembler un maximum de conseils autour de l’écriture d’une BD (ou d’autre chose).

Au fur et à mesure que j’avancerai dans cette quête, je me permettrai sans doute des billets synthétiques reprenant les meilleurs pratiques, classées par thèmes. Je vous raconterai…

Ed TOURRIOL
En Français dans le Texte

  • Donc l’article précédent est en lien direct avec celui-ci. Je trouve qu’il manque une chose dans la liste des choses à faire. Je dirais 3bis « Mettre en avant mes points forts et ma détermination donc ma valeur rajoutée », Vu de mon angle, « tu as un côté indomptable », point fort qui peux s’avérer dangereux (je commence à avoir le même problème, l’avantage de l’âge), « Je sais de quoi je parle » et « je suis le meilleur dans ma partie » ;). bah j’ai horreur de ce genre de discours sur les technique de mieux se vendre mais bon faut bien vivre. J’aime bien ton discours, j’espère pouvoir bosser un jour avec des gens aussi pro, tel que j’aime lire. Bravo pour les sites et les publications, il est rare de voir des gens aussi fondamentalement engagés, ça fait plaisir. :)

  • Salut Ilium (ou Kal-El / Gritche ?),

    Effectivement, l’article précédent est bien celui qui m’a fait écrire celui auquel tu as répondu. J’étais censé lister mes objectifs professionnels quand je me suis rendu compte que je n’avais pas « des » objectifs mais *un* objectif : raconter des histoires.

    Pour tes compléments dans la liste, tu as 100% raison. Bien sûr que si je veux retirer les marrons du feu après mon effort, je dois mettre en avant mes points forts. Compte sur moi pour n’y point manquer.

    Pour le côté, « je sais de quoi je parle », eh bien… si je parle de trucs qui me sont étrangers, genre, disons, le tricot, ça n’a aucun intérêt. Si je veux faire de ce blog un blog « pro », c’est à la fois parce que je sais de quoi je parle et parce que j’ai envie de devenir encore plus fort dans ma partie.

    Merci pour les compliments, en tout cas. Et à bientôt pour le lancement « officiel » de la version pro du blog EFDLT !

  • Cher Monsieur et ami, bonjour !

    Depuis ma tendre enfance, je raconte des histoires. Croyez bien qu’à l’époque, à l’école primaire, j’ignorais complètement ce qu’était un « raconteur d’histoires », ce que cela signifiait et le sens profond de ces mots. À dix heures, c’était la récréation. Je n’aimais pas jouer au football ou autres jeux. Je m’enfermais dans la classe et tandis que quelques condisciples appréciaient les histoires, je racontais… J’ai appris à écrire (façon de parler, bien sûr !) en lisant Tintin et les aventures de Black et Mortimer. Mes histoires y ressemblaient fort, puis ma façon de parler et de raconter les événements changèrent au fil des mois, des années et, surtout, quand je fus au Collège. Mes copains, là aussi, s’amusaient fort quand on me choisissait pour faire le plan d’une rédaction au tableau et d’y expliquer le pourquoi de son importance. Beaucoup, à cause de mes notes satisfaisantes, me demandaient comment je faisais pour écrire aussi aisément… Inspiration ? Je n’ai jamais été inspiré par quoique ce soit.
    Alors, quoi ? Regarder un paysage et le transplanter dans cent pays du monde n’est pas plus difficile que ça. Je connais ma ville. Pas ma géographie — façon de parler, aussi. En observant bien, au fil des années, j’ai remarqué que ma ville était semblable à des milliers d’autres villes. L’action racontée à Liège, par exemple, peut très bien se dérouler autre part, avec le même plan de rues, au Venezuela ou autre part. Un jour, on m’a dit : « Tu ne m’as jamais dit que tu étais allé aux Caraïbes ? » J’ai répondu : « Je n’y ai jamais mis les pieds ! ». On ne m’a pas cru. C’est une histoire, d’ailleurs, qui est toujours dans un tiroir de mon bureau. On m’a baptisé « Ecrivain », j’ai toujours rectifié en disant « Je ne suis pas écrivain, je suis un mec qui raconte des histoires aux autres, sans attacher la moindre importance au rendement financier ! » En vérité, on doit écrire pour soi, parce qu’on a quelque chose à dire. Tant mieux si d’autres s’y intéressent et si le succès vient ! Pour certains, c’est rapide, pour d’autres, comme pour Stendhal, cela a pris cinquante ans !

    Mais, surtout, continuez à continuez à raconter ce que vous savez; on n’écrit jamais aussi bien que ce qu’on a vécu !

    Et, comme l’écrivait St-Ex : « Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité »

    Cordialement,

    Avec toute ma sympathie,

    Christian Jean Collard,-
    Récits curieux & Poésies
    http://www.vincentnicolet.typepad.com/

  • Eh bien, salut l’ami.

    Merci bien pour ce commentaire motivant. Chargé à bloc, je retourne de ce pas à mon ouvrage… à moins que je fasse un tour par le domaine des loups mais le chauffeur du taxi me le déconseille.