Je rêve donc j’écris

Manger trop et boire trop ont un effet radical sur mon fonctionnement nocturne : je dors mal et je me réveille souvent. Et vous savez ce qui se passe quand on se réveille souvent pendant la nuit ? On se souvient de ses rêves !

Et ça me réveille parce que j'ai soif.

Du coup, cette nuit, j’ai écrit le début d’une histoire à suspense dans ma tête. Ce qui n’était au départ qu’un cauchemar relativement complexe (ne le sont-ils pas tous ?) est devenu la base d’une future histoire que je raconterai – ou pas – un de ces jours (et pas ici, en tout cas, mais dans un bouquin).

Savoir puiser dans ses rêves la substance de ses écrits, c’est un peu comme découvrir la poule aux œufs d’or. Fini, ces interminables séances face à face avec la page blanche. Fini les sessions de veille sur internet à la recherche de l’anecdote qui mettra le feu aux poudres de votre imagination. Non seulement votre rêve vous fournit l’idée de départ, mais il vous sert sur un plateau les meilleurs moments de l’histoire, à commencer par le climax… puisque c’est toujours à ce moment là que vous vous réveillez. Du coup, pour connaître la fin de l’histoire, la meilleure solution, c’est de l’écrire.

Dès mon réveil, au saut du lit, je me suis dépêché de noter le moindre souvenir de ce rêve si palpitant et si angoissant qu’il m’avait donné des sueurs froides. J’ai tout noté, même les bribes de souvenirs que j’avais du mal à rattacher au tout. Pourquoi les personnages sont-ils habillés façon moyen âge, alors que l’histoire se déroule aujourd’hui ? Je note quand même ! Pourquoi il y a un restaurant au rez-de-chaussée de l’immeuble ? Je note !

J’ai tout noté. Et j’ai commencé à proposer des explications, des liens, des enchaînements. Puis, j’ai laissé reposer. Ces notes vont rester avec leurs copines notes pour d’autres projets, dans un tiroir, le temps qu’il faudra. Et un jour, frappé de désœuvrement, j’ouvrirai le tiroir et je me servirai de ces fulgurances oniriques pour raconter une histoire. À moins que le fait d’avoir noté tout ça me fasse replonger dans l’intrigue dès cette nuit, aux pays des rêves.

Je ne sais pas encore. Je vous raconterai. Peut-être.

  • Nan mais je rêve !

    C’est bien la première fois que je lis ce genre de prétexte pour pouvoir s’empiffrer et se bourrer la gueule avant d’aller au lit.

  • Oui, ça laisse rêveur, pas vrai ?